Traditionnelle Arlésienne de l’automobiliste, contrairement aux poids lourds, la taxe kilométrique revient sur le devant de la scène. Une enquête menée récemment aux Pays-Bas montre que la taxe à l’utilisation est la solution préférée des sondés outre-Moerdijk, à 58 %. C’est la même proportion en Belgique, 57 %, selon un sondage tout aussi récent de Touring portant sur la même question posée à 2000 Belges. Pour la moitié de ces personnes favorables à la taxe kilométrique, elle doit remplacer la fiscalité automobile actuelle. Sans surprise, les plus gros rouleurs sont les moins favorables à ce type de fiscalité.
Modulable
Cette taxation kilométrique doit évidemment être adaptée à la situation géographique et à la mobilité. Ainsi, en ville aux heures de pointe, le coût sera plus important qu’à la campagne. Notamment parce que les citadins ont un meilleur accès aux solutions alternatives. D’ailleurs, 41 % des Belges sondés indiquent qu’ils paieront cette taxe par manque d’alternative. 25 % essaieront de décaler leurs déplacements en fonction des tarifs et 25 % penseront à renoncer plus souvent à leur voiture. Paradoxalement, alors que cette compétence est régionale, deux tiers des Belges souhaitent que cette taxe kilométrique soit gérée par le Fédéral !
Non au péage
Si la taxe kilométrique tient légèrement la corde, le péage urbain est rejeté. 66 % des Belges s’y opposent selon le sondage Touring. Une proportion qui baisse à 57 % en région bruxelloise. D’ailleurs, si Bruxelles devait devenir payante, près d’une personne interrogée sur deux se rendrait moins souvent vers la Capitale pour ne payer ni le péage ni l’éventuelle alternative en transports en commun. Comme quoi, la taxe kilométrique et le péage urbain sont des armes à double tranchant pour les caisses de l’État.
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